Visite en français

Saint-Denys de l’Estrée (dite l’Église Neuve)

Église Saint-Denys de l’Estrée,
un patrimoine vivant au cœur de Saint-Denis,
un lieu qui se vit dans le silence et la prière.
Bienvenue et bonne visite.

1 Vitraux
Les grisailles de la nef datent de l’époque de la construc­tion de l’église. D’autres vitraux sont plus récents. Tous sont classés au titre de monuments historiques.
Par la lumière qui traverse les vitraux, c’est la proximité de Dieu qui nous est offerte.

2 Loges en bois
Bien que leur présence soit surprenante, vrai lieu de vie pour la communauté au quotidien, elles servent de parloir, de lieu de confession ou de salle de réunion en petit comité. Elles ont le grand avantage d’être chauffées.

3 Orgues
Le buffet de l’orgue de choeur (transept sud) date peut-être du XVIIIe siècle. Quant aux grandes orgues (en hauteur au-dessus de l’entrée), elles sont de la célèbre facture Merklin-Schütze. Elles datent de 1868 et sont classées depuis 1987.
Dans la liturgie et par sa beauté, la musique permet un cœur à cœur avec Dieu dans la prière et transcende ce que les mots ne peuvent transmettre.

4 Baptistère
Le poète Paul Eluard, de son nom civil Eugène Grindel, né à Saint-Denis, fut baptisé dans notre église le 1er janvier 1897.
Le baptême, premier sacrement dans la vie du chrétien, marque l’entrée dans la grande famille chrétienne qu’est l’Église. Le baptisé devient alors enfant de Dieu.

5 Vierge de Częstochowa
Icône célèbre en Pologne, dont l’original se trouve dans la ville de Częstochowa, sa réplique s’explique ici par la présence d’une communauté polonaise à Saint-Denys de l’Estrée depuis 1933 . Jésus et Marie y sont présentés couronnés.

6 Déambulatoire
Dans notre église, c’est le lieu de piété populaire, reconnai­s­sable aux vitraux (dons de paroissiens), aux sta­tues de saints, aux bougies qui sont autant de prières.
Sainte Rita de Cascia, sainte des causes perdues et désespérées
Saint Antoine de Padoue, pour protéger les enfants et retrouver des objets perdus
Bienheureuse Vierge Marie, pour une demande directe à Jésus
Sainte Thérèse de Lisieux, patronne des missions
Saint Joseph, patron des travailleurs, protecteur des familles
Saint Michel, chef des anges du Bien, archange protecteur.

7 Chapelle du chevet
Les vitraux retracent l’histoire de la Vierge Marie. Les grands-ducs sculptés sur un chapiteau sont la signa­ture dans l’église de son architecte Eugène Viollet-le-Duc.
Endroit de prière personnelle, la bougie rouge signale la présence réelle du Christ par les hosties consacrées qui se trouvent dans le tabernacle.

8 Chœur
On y trouve l’autel, l’ambon, la croix, signes de la présence du Christ. C’est ici qu’est célébrée la messe.
C’est le lieu de la lecture de la Parole de Dieu, celle que nous écoutons et qui donne Vie ; l’endroit de la communion du peuple avec Dieu.

9 Chemin de croix
Il est l’œuvre de l’artiste béninois, Robert Coffi, qui a réalisé des sculptures pour la venue du pape Benoît XVI dans son pays en 2011.
Les 14 stations racontent les dernières heures de la vie du Christ. On prie le Chemin de croix le vendredi, spécialement au temps du Carême.

PRIÈRE À DIEU
Seigneur, je sais que Tu m’aimes.
Qu’en tout temps,
je puisse ressentir Ta présence.

 

 

Une brève histoire de notre église

L’église Saint-Denys de l’Estrée a été construite sous la direction d’Eugène Viollet-le-Duc, grand architecte du XIXe siècle. Passionné d’histoire et d’archéologie, il s’est vu confier de nombreux chantiers de restauration un peu partout en France. Des remparts de Carcassonne à ceux d’Avignon, en passant par Notre-Dame de Paris, Viollet-le-Duc a laissé une trace indélébile dans le paysage français. En 1846, c’est à Saint-Denis, là où reposent le premier évêque de Paris et les rois de France, qu’il est appelé pour restaurer la Basilique.
À cette époque, la plaine du nord-est parisien s’indus­trialise ; des immigrés arrivent en nombre des provinces françaises pour travailler dans les usines qui se multiplient le long du canal Saint-Denis. La ville se densifie et la chapelle du Carmel que les gens appe­laient « la petite paroisse » depuis la fin de la révolution, ne peut plus accueillir tant de monde. C’est dans ce contexte que l’on missionne Viollet-le-Duc pour construire une église neuve, en ce lieu, faisant face à la Basilique qu’il est en train de restaurer à l’autre bout de la rue.
Peu de temps avant, les anciens remparts de la ville avaient été démolis. C’est sur cet espace qui se libère, au niveau des anciens fossés, que Viollet‑le-Duc va édifier son église. Les archives attestent l’existence d’une église, ici le long de la voie romaine de l’Estrée (la Via Strata) dès l’époque méro­vingienne. C’est à quelques mètres de là, que ­Viollet-le-Duc construit la nouvelle église. Cette église de style néogothique, inaugurée en 1867, est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1981, ses vitraux et les grandes orgues étant eux-mêmes classés. En mauvais état, elle a été complètement badigeonnée de blanc à l’intérieur dans les années 60. Une ­campagne de restauration permettrait de retrouver les peintures murales qui se cachent derrière !

 

 

Paroisse Saint-Denys de l’Estrée
53 bis bd Jules-Guesde, Saint-Denis (93200)
Tél. : 01 48 20 25 44
Secrétariat paroissial : paroisse.estree@gmail.com

(Le texte de cette page est directement tirée du dépliant touristique écrit par des paroissiens et amis de la paroisse et disponible dans l’église)